Austerlitz 10.5 – Anne-Laure Béatrix & François-Xavier Dillard

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Il y a des livres qu’on achète un peu par hasard, parce que la situation fait que.

Ou parce que la couverture est sympa.

Une chose est certaine, je n’aurai jamais acheté ce livre si chouchou ne m’avais pas répété 3 fois au salon du livre « mais t’as vu celui là, là, avec la Joconde et tout ? Non parce que les auteurs sont tout seuls, personne ne va les voir ».

Et de me chantonner la chanson de la pub Herta (j’ai failli taper toutoutoutou, mais finalement, j’ai bien conscience que c’est du même niveau que la recherche Google « chanson lalalalala ». Donc voilà le lien youtube.

Ne me remerciez pas, c’est pour moi, c’est cadeau.

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Donc j’étais là, au milieu du hall 1 du salon des expos, à regarder le livre d’un air un peu dubitatif et a dire « non mais je veux Douglas Kennedy moi ».

– Chaton, il est 10 heures, lui c’est à 15h00

– Oui mais t’avais dit qu’on ferait des knackis.

Pardon.

J’arrête avec les pubs de merde.

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Enfin, tout ça pour dire qu’en gros, j’ai acheté ce livre parce qu’il était là en face de moi et parce que y’avait une Joconde dessus.

Je me suis gentiment approchée des deux auteurs, et je leur ai demandé de dédicacer le livre à Chaton de Bibliothèque en leur tendant ma carte.

Et je ne sais plus lequel des deux m’a dit « Ah c’est drôle, vous dites que vous travaillez pour lire, nous on travaille pour écrire ».

Et oui, tous les écrivains ne peuvent pas vivre de leur plume. Et vous serez ravis d’apprendre que Anne-Laure Béatrix est Directrice des relations extérieures du Musée du Louvre, et François-Xavier Dillard est lui directeur de la com d’un grand groupe.

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  • De quoi ça parle ?

Il pleut à Paris. Comme vache qui pisse. Mais comme une vache qui a bu du thé vert toute la journée hein. IL PLEUT.

Pendant des jours et des jours. Le niveau des affluents de la Seine monte dangereusement entrainant une crue historique de la Seine. 10.5 mètres sur l’échelle d’Austerlitz, 2 mètres de plus que la crue du siècle de 1910.

Paris et la banlieue sont ravagées, des immeubles s’effondrent, des centaines de milliers de personnes sont sans abri, le réseau du métro est inondé, des milliers de morts… Et le Louvre est touché, la Joconde est ravagée.

Paris s’écroule, le pouvoir politique aussi. Au milieu de cette scène de guerre, un an après la crue, le commissaire Mallarmé est en pleine dépression.

Il a perdu sa femme et son fils dans la crue. Il ne s’en remet pas, et son travail s’en ressent. En gros, à part picoler et bouffer des somnifères, il branle pas grand chose.

Il est placé sur un dernier dossier avant de se faire virer comme une merde : quelqu’un s’amuse à trucider les dernières célébrités qui acceptent encore de venir à Paris faire du tourisme.

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  • Ce que j’en ai pensé.

Alooooooors, j’ai commencé à lire ce livre pile au moment des inondations.

Sympa le timing hein ?

Au début du livre, les auteurs décrivent la montée des eaux, les fermetures de gares de RER, les réserves des musées qui sont vidées en urgence…

Autant vous dire que j’avais l’impression d’être en permanence ou dans le livre ou dans le JT. Ce que je lisais, je le voyais à la télé, ce que je voyais à la télé et de mes propres yeux je le lisais dans le livre.

Et j’ai commencé à flipper ma race. On allait tous crever.

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Oui, je suis très sensée et très raisonnable comme personne. Je gère très bien le stress et tout.

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Enfin c’est quand même très particulier de lire un livre alors qu’il se passe presque la même chose dans la vraie vie.

Alors je sais bien qu’on n’en est pas arrivés au même point, mais quand j’ai entendu que les réserves du Louvre étaient évacuées j’ai eu deux réactions :

– J’ai eu envie de pleurer

– J’ai eu envie de partir en courant chez moi pour me calfeutrer avec mon chat.

En réalité, j’suis allée me faire un café et j’ai sortis deux trois blagues de cul à mes collègues de l’informatique (oui, en plus d’être très sensée, je suis très très distinguée). Ca m’a fait penser à autre chose et j’étais repartie pour un tour.

Mais bon, tout ça vous dit pas ce que vaut ce livre.

Ben c’est pas mal, honnêtement, si tu le lis en plein milieu du Sahara, je pense pas qu’il ait le même impact. Mais je le conseille.

En revanche, je ne sais pas si le mobile du criminel parlera à tout le monde. Moi qui suis une passionnée d’art, je comprends tout à fait, je me lève et je confirme. (non toi tu t’assois et tu manges)

Pardon, j’avais dit que j’arrêtais.

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Mais pour Gertrude qui ne connaît la Joconde que parce qu’elle à lu Da Vinci Code et pour qui Renoir c’est une déco de boite de chocolats, je garantis pas qu’elle comprenne des masses.

Non parce que bon, l’art ne parle pas à tout le monde. Je pense qu’il faut une certaine sensibilité à l’art pour apprécier ce livre.

Et si vous avez envie de pousser un peu, sachez que chaque chapitre porte le nom d’une œuvre conservée au Louvre, ce qui peut être un petit parcours sympa à se faire.

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Austerlitz 10.5 – Anne-Laure Béatrix & François-Xavier Dillard, 2016

Belfond, 270 pages

A acheter ici

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Pages du jour correspondantes :

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Classé dans Littérature Française, Policiers

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