Brooklyn Colm Toibin

IMG_3069

En ce moment, sur Instagram et dans les couloirs du métro on voit beaucoup cette affiche et cette couverture si jolies. Si bien léchées. Le pont de Brooklyn, un couple, une lumière de fin d’après-midi d’été. Ca donne envie hein ? Surtout que ces derniers temps, c’était un peu morose la météo.

Sans même savoir de quoi parlait Brooklyn, je voulais aller voir le film. Juste pour l’affiche qui me donnait envie. Et puis en trainant sur Instagram, j’ai découvert que c’était un livre.

QEUWA ! Mais il faut absolument que je lise le livre avant de voir le film !

Et comme le hasard fait bien les choses, le Salon du Livre est passé par là, et Brooklyn s’est retrouvé dans ma PAL en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

16390

  • De quoi ça parle ?

Dans l’Irlande des années 50, Eilis vit avec sa mère et sa sœur dans une petite ville assez pauvre. Le père d’Eilis est mort il y a quelques années et comme le chômage est très élevé en Irlande, les frères d’Eilis sont tous partis en Angleterre. Eilis et sa mère ne vivent que grâce au salaire de Rose, l’ainée, comptable dans une entreprise locale.

Rose est le modèle d’Eilis. Belle, intelligente, cultivée et raffinée, elle sait comment se comporter en chaque circonstance. Eilis rêve de devenir comme Rose.

Mais bon, elle est empotée, timide, mal fagotée. Et elle se fait humilier tous les dimanches à l’épicerie du coin ou elle travaille en attendant de trouver mieux.

Alors Rose prend les choses en main quand elle rencontre un prêtre de New York de passage dans leur bled. Le prêtre accepte d’aider Eilis, et sans vraiment lui demander son avis, Rose et sa mère la mettent sur un bateau (et Eilis tombe à l’eau… AHAHHAHAAH) direction les Etats-Unis.

Eilis déboule à Brooklyn et devient vendeuse. Et elle a le bourdon. Elle préfèrerait rentrer au bled bouffer du ragout de mouton bouilli plutôt que de manger des hot dogs à un match de baseball. Alors le prêtre l’inscrit à des cours de comptabilité et lui demande de venir au bal donné par la paroisse le samedi soir. Et petit à petit Eilis se fait à sa nouvelle vie, et l’Irlande lui manque moins.

  • Ce que j’en ai pensé.

Bon préparez vous tout de suite, à la fin de cette chronique, je vous aurais fait un second trou au cul.

tumblr_o0wy8ffGVY1r1ult6o1_400

Ce livre avec cette jolie couverture que j’adore, je l’ai trouvé chiant comme la mort.

2a00

Voilà, c’est dit. Bannissez moi de vos vies.

Ce truc est chiant, il se passe rien, c’est plat. Eilis a le mal du pays elle trouve pas sa place et puis finalement elle rentre et puis elle trouve pas sa place non plus alors elle repart. FIN.

C’EST CHIANT. Y’a pas de suspense, il lui arrive pas grand chose à Eilis. J’ai bien cru qu’elle allait rouler une pelle à sa collègue dans une cabine d’essayage mais même pas ! On se dit qu’elle va faire carrière ou se décoincer, mais à peine !

Attention, c’est pas mauvais. Je dis pas ça. Je dis juste que putain, y’a plus palpitant comme histoire quoi. C’est super bien écrit, on le lit facilement, ça vous prend pas plus la tête que ça. Mais voilà, ça va pas changer vos vies non plus.

C’est bien dans le rer, ou avant de dormir, ou un dimanche après midi pluvieux. Je ne l’ai pas dévoré, je l’ai juste lu.

Et comme je n’aime pas rester sur un échec, j’ai vu le film cet après-midi. Et c’est maintenant que je vais vous faire un second trou d’balle.

Prêts ?

J’ai préféré le film au livre.

2m00

Putain je deviens irrécupérable. Je lis sur une liseuse, je lis After et je préfère un film au bouquin dont il est adapté.

MAIS ACHEVEZ MOI !!!

20a0

Cependant, à ma décharge, le scénario a été écrit par le génialissime Nick Hornby. Aller, je sais que ça vous dit quelque chose. Faites gicler vos méninges ! Nick Hornby le génie qui a écrit « Vous descendez ? » et « Haute Fidélité« 

Du coup, il y a quand même beaucoup plus d’humour et de sarcasme dans le film que dans le livre. C’est moins chiant. Et puis deux heures c’est vite fait. Le manque d’action se fait beaucoup moins sentir.

Alors bon, si vous avez claqué toutes vos pépettes dans les Kinder de Pâques, vous pouvez soit aller au cinéma pour voir le film et faire l’impasse sur le livre (il n’y a que peu de choses en moins) soit vous l’achetez en livre de poche.

Et ouais ! Brooklyn est sortit en 2009, et Robert Laffont a eu la gentillesse de le rééditer en raison de la sortie du film, mais sache lecteur, que tu peux te le procurer en poche chez 10-18 pour moitié prix.

20f0Elle est pas belle la vie ?

————————————–

Colm Toibin, Brooklyn – 2009

Editions Robert Laffont – 314 pages

A acheter ici

————————————-

Pages du jour correspondantes :

12079053_587917591360839_1994646918171004910_n 12140793_592200500932548_2838819814311260480_n 12417520_593575067461758_6618116491883638845_n 12417759_592917907527474_2356450508710062881_n 12920323_591502481002350_4683163756518462770_n

Publicités

1 commentaire

Classé dans Littérature étrangère

Une réponse à “Brooklyn Colm Toibin

  1. Haha, énorme ! Tes chroniques me font toujours tellement rire !
    Je viens de l’acheter en poche…et j’ai déjà vu le film (que j’avais trouvé pas mal, même si effectivement l’héroïne est bien coinc-coinc, et que j’avais envie de la claquer avec son triangle amoureux).
    Du coup je verrai ce que donne le livre… en espérant ne pas être trop déçue !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s