La Maison des Lumières – Didier Van Cauwelaert

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Didier Van Cauwelaert, je l’ai découvert avec « l’Évangile selon Jimmy ». L’histoire du clonage du Christ. J’ai immédiatement accroché et j’ai lu dans la foulée pas mal de ses livres (une bonne dizaine je dirai), j’étais un peu comme une boulimique en crise au super marché. J’ai lu ses livres les uns à la suite des autres jusqu’à l’écœurement. J’ai ensuite fait une longue pause de plusieurs années, toujours en souriant avec tendresse devant ses livres quand je les croisais mais en me disant, non, Chaton, pas maintenant.

Et puis il se trouve qu’il était à Saint-Maur en poche cette année. Tout comme moi quoi. Coïncidence ? Je ne crois pas non.

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Bref par la force des choses, vous comprendrez bien que j’étais dans l’obligation d’acheter quelques uns de ses livres que je n’avais pas encore lu, et ce malgré ma PAL de 150 livres.

Et pour vous dire à quel point je l’aime bien le père Didier : j’ai attendu plus d’une heure pour avoir ma dédicace. Et j’étais la première de la file. Oui, il se trouve que son taxi avait du mal à arriver et que mes pieds s’en souviennent encore.

  • De quoi ça parle ?

Jérémie Rex était un enfant acteur avec une certaine notoriété. Mais ça c’était avant. Les aléas de la vie ont fait de lui un plus ou moins boulanger-chômeur en fin de droits à Arcachon. Il est amoureux transi de Candice, une cardiologue qu’il fréquente depuis qu’il ne tourne plus dans Joséphine Ange Gardien.

Sauf que Candice ne veut plus baiser. Mais elle l’aime hein. Mais de loin.

Jérémie gagne un séjour à Venise. Il compte bien sur la ville des amoureux pour renouer avec Candice. Mais manque de bol elle refuse de l’accompagner, préférant soigner ses patients avec des moules.

Jérémie s’en va donc voir les gondoles à Venise. Mais pas que. Il va à la fondation Peggy Guggenheim pour voir le tableau préféré de Candice : L’Empire des lumières de Magritte.

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C’est là que la magie intervient. Jérémie entre dans le tableau et revit son histoire d’amour avec Candice, pendant qu’il fait une attaque cardiaque.

  • Ce que j’en ai pensé.

Cher lecteur, depuis l’année et demie que je m’épanche ici tu as certainement appris à me connaître, et encore plus si tu me suis sur Instagram.

Si tu as bien suivi toute l’histoire, tu te doutes qu’en plus du fromage, du vin et des livres, j’aime un peu beaucoup l’art.

Donc bien évidemment, un livre de Didier Van Cauwelaert sur le fait d’entrer dans un tableau de Magritte, je ne pouvais qu’accrocher.

Mais il y a un truc que tu ne sais pas. J’ai été élevée par des parents complètement cartésiens, sans fantaisie, sans rêves, sans mystère. Mais c’était sans compter ma grand-mère, cartomancienne professionnelle, qui tentait dans son jeune temps de communiquer avec l’au-delà et qui adorait me parler de sa NDE – Near Death Experience – le fameux tunnel de lumière.

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(le premier qui me dit que tout ça c’est de la connerie je lui démonte la gueule au cure dent).lol_srs

Ma grand-mère est sans conteste la personne que j’ai le plus aimé de toute ma famille, ses « hobbies » ont donc forcément eu de l’influence sur moi.

Voilà. Maintenant que je t’ai planté le décor tu comprends mieux pourquoi j’ai adoré ce livre.

Mais il y a UN truc qui me chagrine. Didier nous parle de NDE (expérience de mort imminente en français dans le texte).

Personnellement j’aurai plus tendance à assimiler ce que vit Jérémie Rex à un syndrome de Stendhal assez poussé.

Qu’est ce qu’un syndrome de Stendhal me diras-tu ?

C’est quand tu vois tout en rouge et noir, comme Jeanne Mas.

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NAN j’déconne.

C’est un de mes profs d’histoire de l’art qui m’a expliqué ce que c’était : le syndrome de Stendhal c’est vivre une œuvre d’art. C’est ressentir de manière exacerbée l’émotion de l’artiste au moment ou il a peint l’œuvre, c’est ressentir ce que chaque personnage ressent, c’est entrer dans le tableau.

Ça se traduit en général par des crises d’hystérie, des crises de larmes ou carrément des malaises. Sachez que même si la véracité de ce syndrome fait débat, les gardiens des musées de Florence sont formés pour gérer ce genre de cas. (Ouais paraît que c’est surtout à Florence qu’on développe un syndrome de Stendhal, je comprends pas pourquoi c’est pas à Plougoumelen).

BREF. Pour moi quand Jérémie Rex entre dans le tableau ce n’était pas une NDE mais un syndrome de Stendhal. Chacun ses croyances j’ai envie de dire.

Mais voyez ça n’a rien enlevé à la poésie de ce livre. Il y a peu, je vous parlais de mon expérience ratée avec Foenkinos qui selon beaucoup est un écrivain poétique, drôle, qui parle d’amour comme personne. Et bien à choisir, je prends Van Cauwelaert, qui résonne beaucoup en moi. Lisez au moins un de ses livres, ne serait ce que pour tester. C’est assez rapide à lire en général et on passe un bon moment.

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La maison des lumières, Didier Van Cauwelaert 2009

Le livre de poche, 151 pages

A acheter ici

 

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Classé dans Littérature Française

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