Dites aux loups que je suis chez moi – Carol Rifka Brunt

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Je ne sais pas si vous connaissez Gérard Collard. Vous savez c’est ce libraire à la houppette qui fait des chroniques littéraires décomplexées depuis des années.

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Personnellement, je l’ai découvert dans le magazine de la santé sur France 5 (a tel point que je ne regardais que pour sa chronique, juste avant de partir remplir mon rôle de stagiaire). Il se trouve que Gérard est un vrai libraire, et sa librairie à la chance de se trouver à proximité de mon antre. Si vous ne connaissez pas la griffe noire, allez y faire un tour, ça vaut vraiment le détour.

Bref, cette librairie à la particularité de placarder sur des affiches faites maison l’avis de Gérard sur tel ou tel livre.

Et vois tu lecteur, c’est fort utile. Parce que sans ça, je n’aurai probablement jamais approché de ce livre.

  • De quoi ça parle ?

On est en banlieue de New York en plein milieu des eightees : choucroute peroxydée, make up violet… Bref la période ou il était normal de se fringuer comme une vielle pute ukrainienne sur le retour.

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June est une ado un peu boulotte, pas spécialement sociable et passionnée par le moyen-âge. Elle partage ses parents comptables avec sa sœur ainée, grosse grosse connasse hyper parfaite : belle, talentueuse, populaire.

June n’a qu’un seul ami, son oncle Finn : peintre, gay, séropositif.

Voilà voilà, maintenant comme 1+1=2 vous allez faire : sida + années 80 = mort, honte.

June se retrouve bien trop tôt à devoir gérer le deuil de celui qu’elle aimait plus que tout. Mais elle va bientôt comprendre qu’elle n’est pas la seule à pleurer Finn, et ça ça ne va pas plaire à tout le monde.

  • Ce que j’en ai pensé.

Sur son affiche, Gérard Collard  disait que ce livre est un véritable doudou littéraire et qu’on aurait pas envie de le finir que c’était une pure merveille, bref qu’il fallait absolument l’acheter.

Et il a raison putain !

Ce livre est une putain de merveille à mettre entre toutes les mains, et surtout celles de Christine Boutin.

Tu vois lecteur, en général je suis quand même un cœur de pierre, mais il se trouve que ce livre à failli me faire chialer au moins deux fois. Ouais, rien que ça.

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Alors oui, je sais, je me suis peut-être un peu trop identifiée à June. (La connasse de sœur, l’amour de l’art, la solitude, l’incompréhension face à l’homophobie) Oui ok, je sais, je l’ai peut être un peu trop pris à cœur.

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Mais merde, vous vous rendez-compte de l’horreur du début du SIDA ? Non pas que ce ne soit plus horrible aujourd’hui, mais maintenant on a de l’espoir avec la trithérapie et les traitements expérimentaux. Mais essayez d’imaginer ce que c’était d’avoir le sida dans les années 80. Années 80 ou être gay était un tabou et ou certains pensaient qu’on pouvait être contaminé juste en respirant le même air.

Vous n’y arrivez pas ? Et bien lisez ce livre.

Outre le thème du SIDA, Carol Rifka Brunt nous décortique quand même pas mal de travail du deuil, l’hypocrisie des relations familiales avec la lourdeur des regrets et des secrets trop longtemps gardés. Et en plus, elle le fait bien.

Alors on sort son rainbow flag et on va vite acheter ce livre !

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Dites aux loups que je suis chez moi, Carol Rifkaz Brunt 2012

Buchet-Chastel, 494 pages

A acheter ici

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2 Commentaires

Classé dans Littérature étrangère

2 réponses à “Dites aux loups que je suis chez moi – Carol Rifka Brunt

  1. Je n’ai jamais entendu parler de ce livre et c’est la première chronique que je lis à son sujet. Tu le vends très bien, je vais voir s’il est à la bibliothèque.

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