La voleuse de livres – Markus Zusak

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J’ai découvert « La voleuse de livres » au cinéma, quand j’ai vu la bande annonce du film du même nom. Je n’ai eu envie de le voir que quand j’ai vu le titre. Forcément tu me mets le mot livre quelque part et je suis comme un teckel à la recherche de son canigou : je regarde partout en remuant la truffe et en disant « ou ça ? ou ça ? » (Ca marche aussi avec le fromage, les ptits chats, le vin et Ryan Gosling NDLR).

Mais voilà… l’histoire sur la seconde guerre mondiale ne me tentait pas plus que ça. (Putain ENCOOOORE un film la dessus… Et si on allait voir le dernier Disney plutôt ?). Et comme toujours : je suis tombée par hasard sur le livre. J’ai suivi mon principe « un livre est toujours mieux que son adaptation cinématographique » et je l’ai acheté. Sauf que trois mois après, comme j’ai une mémoire de poisson rouge, je l’ai racheté mais dans son ancienne version poche, donc pas la même couverture. Et pourtant pendant 5 minutes je me suis dit « Nan mais… ça me dit quelque chose quand même, je dois l’avoir. Ou pas. A moins que si ? Rah fais chier c’est pas grave j’le prends quand même. »

Et la mémoire est revenue une heure après avoir payé…

Comme quoi je devais vraiment le lire.

  • De quoi ça parle ?

La mort à une histoire à vous raconter. L’histoire de Liesel, cette petite allemande qui voyage avec sa mère et son petit frère en plein hiver. Leur destination est Munich. Leur mère va les abandonner. Cool non ? Attend lecteur, c’est pire après.

Le petit frère de Liesel, dont elle est très proche, meurt pendant le voyage et est enterré à l’arrache près de la gare. L’un des fossoyeurs fait tomber un livre de sa poche. Liesel, se précipite pour le ramasser mais , bien qu’analphabète, ne le rend pas. C’est le premier livre qu’elle vole. (Des psychiatres se seraient fait des couilles en or avec un tel traumatisme de l’enfance).

Ce n’est qu’une fois qu’elle sera arrivée dans sa famille d’accueil qu’elle apprendra à lire, et donc qu’elle comprendra le titre du livre « Le manuel du fossoyeur ». Liesel devient accro à la lecture et finit par s’habituer à sa nouvelle vie à Munich. Jusqu’au jour ou ses parents adoptifs décident de cacher un juif dans la cave.

  • Ce que j’en ai pensé.

J’ai lu ce livre pendant mes dernières vacances. Les premières depuis plus d’un an. Autant vous dire que je lisais 30 minutes et que je dormais 30 minutes, puis re-lisais 30 minutes…. Et ainsi de suite. Mais, malgré mes siestes répétées, et ma présence prolongée au bar à certaines heures de la journée, j’ai fini ce livre en deux jours.

Conclusion, même avec 3g d’alcool dans chaque œil, c’est un livre très facile à lire. A tel point qu’il faudrait l’ajouter aux listes de lectures des collégiens ou des lycéens tellement il est facile d’accès. (Mon grand âge me fait oublier en quelle classe on nous parle de la WW2).

J’ai beaucoup aimé le fait que la narratrice soit la mort en personne, il y a quelques punch lines assez drôles de sa part.

Attention, ce n’est pas un livre méga joyeux (en même temps, faudra qu’on m’explique comment on peut écrire un livre joyeux avec comme thème de fond la seconde guerre mondiale….), mais vous n’allez pas sombrer dans la dépression non plus. En revanche, si vous vous attendez à 300 pages uniquement sur l’amour du livre vous vous trompez un peu. Voir même complètement. C’est avant tout un récit sur la vie des munichois pendant la guerre, sur leurs difficultés au quotidien, qu’un livre sur le vol de livres. Sans vous spoiler, la gamine ne vole « que » 5 livres. (oui oui, je sais, boooooouuuhhhhh c’est pas bien de voler, toussa toussa, mais soyons réalistes, Liesel c’est pas Arsène Lupin non plus).

En tout cas, je pense que c’est un excellent livre pour se familiariser avec le thème de la seconde guerre. Croyez-en mon expérience : quand vous commencez avec « Les bienveillantes » de Jonathan Lintell, vous allez avoir envie de vous taillader les veines avec un couteau à beurre. (Attention hein, je dis pas que c’est nul, je dis juste qu’il vous faut une boite de Prozac à proximité). Alors que là, avec « la Voleuse de livres », certes, vous ne chantez pas y’a du soleil et des nanas, mais au moins vous comprenez ce que vous lisez sans relire 15 fois la même page et vous ne finissez pas shooté aux antidep’.

Et ça c’est quand même agréable.

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La voleuse de Livres – Markus Zusak, 2005

Pocket, 632 pages.

A acheter ici

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La page du jour correspondante :

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Classé dans Littérature étrangère, Romans historiques

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