Les amants du Baïkal – Marie-Claude Gay

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Marie-Claude Gay… Je vais vous épargner mes jeux de mots ramouchos, je pense que vous faire saigner des yeux n’est pas le but ici.

Marie-Claude est française et vit en Corrèze. Elle a été prof d’anglais, puis mère au foyer (4 chiards quand même), puis formatrice pour les femmes en difficulté. La femme combative est au centre de ses romans, elle explique elle même que c’est certainement dû aux histoires difficiles de toutes les femmes qu’elle a pu croiser lorsque elle était formatrice.

  • De quoi ça parle ?

Nous sommes en Russie en 1917, la révolution gronde. A Iekaterinbourg, les familles bourgeoises Obolinsky et Ivanoff, unissent leurs enfants Irina et Vladimir.

Irina a eu une enfance privilégiée sans aucun contact avec la misère qui gangrène son pays. Vladimir, lui, a davantage connaissance du monde qui l’entoure et essaye d’éduquer Irina sur la condition du pays. Pour leur voyage de noces, Vladimir réalise le rêve de sa jeune femme, il l’emmène sur les rives du Lac Baïkal. Mais lors du voyage en train, Irina est pour la première fois livrée à elle même. Son voyage de noces devient alors un voyage initiatique jusqu’au retour de Vladimir.

La vie idyllique  des jeunes mariés n’est que de courte durée, le tsar et toute sa famille se fait plomber chez les Ipatiev et la famille d’Irina décide de fuir vers la France. Le début des emmerdes. Irina n’a pas de chatte et va se taper toutes les merdes du monde.

  • Ce que j’en ai pensé.

Bon. J’ai trouvé ce livre dans un magasin du genre EasyCash ou CashConverter. Quand je l’ai vu, je me suis jetée dessus comme Ebola sur l’Afrique. Une équation très simple dans ma tête : Baïkal = Russie = TROP BIIIIIIEN.

Oui. Depuis gamine j’ai un problème avec la Russie. J’ai jamais compris pourquoi. Mais vous pouvez être surs que dès qu’il y a de la Russie dans un livre, j’achète. C’est même comme ça que j’ai lu « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson, alors que le récit de voyage, en général, très peu pour moi.

J’ai quand même eu un peu peur de tomber sur un bouquin du genre Harlequin. Mais en fait, elle en chie tellement, mais tellement la mère Irina, que tu te demandes ce qu’elle a fait à Marie-Claude pour mériter ça. Sérieux, toutes les merdes du monde sur ses frêles épaules. S’en est presque de l’acharnement.

Au delà de ça, c’est quand même relativement bien documenté. Pour avoir pas mal lu sur la révolution russe, je peux vous dire qu’on nous décrit parfaitement la mentalité de la population russe de l’époque. On s’y croirait presque.

Ce n’est pas un pavé historique ou vous allez vous perdre dans les dates, les évènements et la géographie. C’est un roman historique et légèrement féministe qui vous permettra, au travers de personnages attachants, d’appréhender facilement l’exil de la bourgeoisie russe.

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Marie-Claude Gay, Les amants du Baïkal – 2008

Les succès du livre – 453 pages

A acheter ici

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Classé dans Romans historiques

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