La fille de papier – Guillaume Musso

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Guillaume Musso, c’est le nouveau Marc Levy. Il est autant aimé par le public (ne nous leurrons pas, principalement féminin) qu’il est détesté par la critique. Chaque livre qu’il publie se hisse dans les best-sellers et par conséquent font de lui un écrivaillon populaire qui obtiendra un prix Nobel le jour où moi je renoncerai à ma sainte trinité : pâtes-fromage-vin rouge.

Guillaume Musso c’est la nouvelle tête de turc des critiques littéraires. Je ne vous referai pas mon laïus sur ce que j’appelle la littérature populaire. Mais vous pouvez-vous rafraichir la mémoire ici.

  • De quoi ça parle ?

Tom est issu d’un milieu modeste. Il a grandi dans une sorte de ghetto aux states et s’en est sorti en devenant écrivain. Il a publié les deux premiers tomes d’une trilogie qui a rencontré un succès phénoménal à travers le monde.

Mais Tom s’est fait plaqué par l’amour de sa vie. Dépressif, limite alcoolique et accro aux médocs, il se trouve dans l’impossibilité d’écrire le moindre mot. Ce qui fait quand même royalement chier son agent littéraire, puisqu’il est censé rendre le manuscrit du tome final de la trilogie pour avant-hier.

Un soir où Tom est particulièrement vénère (Madoff lui a piqué toute sa tune), un orage éclate et une nana à poil se retrouve sur la terrasse de sa villa de Malibu.

C’est Billie, l’un des personnages principaux de ses livres. Elle est tout simplement tombée du livre et se trouve bien décidée à faire en sorte que Tom lui écrive une vie plus convenable que ce à quoi elle a eu le droit maintenant.

  • Ce que j’en ai pensé.

Lecteur mâle, passe ton chemin. Si on te croise dans le tromé avec du Musso sur toi, on va te prendre pour un bouffon. C’est clairement un bouquin de nana. Une bonne histoire d’amour comme on les aime, qui nous remonte le moral et nous fait parfois croire que la vie, c’est comme dans les bouquins.

Au collège, j’avais une copine qui tombait systématiquement amoureuse des personnages de films, de romans ou même de dessins animés qu’elle regardait. (Attention : Du personnage, pas de l’acteur). C’était systématiquement des histoires d’amour plus ou moins mal parties mais qui se finissaient bien.

Et bien en ayant lu ce livre, j’ai pensé à elle. Je suis certaine qu’elle serait tombée amoureuse de Tom et qu’elle aurait voulu déménager à Malibu pour trouver un écrivain en panne d’inspiration. Si j’étais encore en contact avec elle, je lui aurais conseillé ce livre, car je sais qu’elle s’en serait léché les babines, que ça l’aurait fait rêver une bonne semaine.

Au final, c’est là que se situe le talent de Musso. T’as beau avoir conscience que ce que tu lis est limite cul-cul, tu peux pas t’empêcher de tourner les pages. Car c’est plein de rebondissements et relativement bien ficelé. Tu veux savoir ce qui va se passer et surtout tu n’as qu’une envie : que ça t’arrive.

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Guillaume Musso – La fille de papier, 2010 Pocket – 475 pages

A acheter ici

Le site de l’auteur : http://www.guillaumemusso.com/

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6 Commentaires

Classé dans Littérature Française

6 réponses à “La fille de papier – Guillaume Musso

  1. clodjine

    Aujourd’hui on utilise Levy ou Musso pour critiquer genre « ahaha elle est du genre à lire Levy » ok peut-être que ca ne restera pas dans les annales de la littérature comme Stendhal ou Austen mais ca donne du bonheur, du répit au lecteur… ca fait plaisir à lire alors si on pouvait arrêter de critiquer la « ménagère de – de 50 ans qui lit Lévy » (déja parce que je suis sûre que plein de gens le lisent sans l’avouer) Musso c’est un peu pareil, j’ai moins accroché mais ca reste divertissant, agréable, un bon moment 🙂

    • Ah comme je suis d’accord avec toi !
      J’ai raconté une anecdote du même genre ici
      J’en ai marre de lire des critiques sur eux, s’envoyer du Zola ou du Brontë n’est pas forcément facile et agréable, un peu de rêve et de bonne humeur, en ces temps de crise, ça fait du bien !

      • clodjine

        exact on peut lire du Zola et du Levy, ce n’est pas incompatible, tout dépend du moment, de l’humeur, de pleins de choses. L’important dans tout ca c’est de prendre du plaisir de passer un bon moment que ce soit avec Tom Tom et Nana ou Kafka 😉

      • clodjine

        ah et désolé j’ai commenté Brontë pour mon premier post 😉 mais ce n’est que le premier il y a d’autres articles prévus pas forcément du même type 🙂

      • Ah non mais j’adoooore les soeurs Brontë ! Je m’attaque de temps en temps à des classiques (j’ai d’ailleurs chroniqué Anna Karénine), et la littérature anglaise de cette époque est un vrai bijou ! J’ai lu les Hauts de Hurlevent deux fois. En revanche, j’ai besoin de beaucoup plus de calme et de concentration pour les lire. Et je ne m’en envoie rarement deux d’affilé, je fais ensuite une pause. 🙂
        Je pense juste que pour une personne qui n’est pas forcément accro aux livres, la littérature classique peut faire peur, alors que Musso ou Levy ne va pas leur rappeler les cours de Français soporifiques de Madame Robert.

  2. C’est toujours agréable de prendre le temps de rêver!

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