La dernière conquête du Major Pettigrew – Helen Simonson

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Helen Simonson est une anglaise vivant aux states, mais amoureuse de sa campagne natale. Les massifs de fleurs, les toits en chaume, les jardins bien tenus, les gens bien sous tout rapport. Tout ça tout ça. « La dernière conquête du Major Pettigrew » est son premier roman.

  • De quoi ça parle ?

Welcome to Edgecombe Ste Mary, ses cottages, ses massifs de fleurs, ses bonnes manières, ses préjugés.

Le très respecté et assez âgé Major Pettigrew vit seul dans son cottage depuis le décès de sa femme. Et aujourd’hui le deuil le frappe de nouveau, son frère vient de mourir.

Il est encore sous le choc de l’annonce lorsque quelqu’un sonne à la porte. Il s’agit de Mme Ali, l’épicière du village, veuve elle aussi. Voyant à quel point il est déphasé, elle décide de s’occuper un peu de lui. Et une conversation gênée s’engage.

Le major découvre alors que contrairement à ce que tout le village se plait à penser, l’épicière indienne, et musulmane de surcroit (whou la la le combo de l’enfer dans le trou du cul de l’Angleterre), n’est ni attardée ni illettrée et qu’en plus elle aime Kipling.

Une amitié (et plus si affinités –je ne pense pas spoiler vu le titre) va naître entre les deux, en dépit des convenances du village. Mme Ali va être la bouée de sauvetage du Major face aux dents raclant le parquet de son abrutit de fils et face à l’égoïsme de sa belle sœur et de sa nièce. Mais Mme Ali a elle aussi des soucis avec sa famille qui fait peser sur elle le poids de traditions désuètes.

  • Ce que j’en ai pensé :

Si comme moi, vous errez quotidiennement dans les couloirs puants l’urine de la RATP, vous avez forcément vu la campagne de 4X3 de 10-18. Un livre, un post-it avec un petit mot collé dessus. Simple, efficace.

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Et c’est grâce à cette campagne que j’ai découvert «  La dernière conquête du Major Pettigrew ». J’ai tourné autour de nombreux mois, et je me suis finalement décidée. Et bravant tous mes principes, je l’ai acheté neuf. (j’irai brûler en enfer, oui je sais).

Et forcément, pour un livre que j’ai payé plein pot, j’avais bien l’intention d’en avoir pour mon argent. Dans l’cul lulu !

J’ai pas vraiment été emballée par le choc de ces deux cultures. En fait ça paraissait parfois tellement caricatural que s’en était à peine crédible. J’en était même à la limite de l’exaspération. Et j’ai trouvé ça long. Mais long !

Cela dit, que ça ne vous empêche pas de le lire, ça a le mérite d’être frais et pas prise de tête. Ce n’est pas le pire livre que j’ai lu. Mais, le truc, c’est qu’à force de voir des affiches partout dans le métro, de le voir systématiquement en tête de gondole, ben je m’en suis fait toute une montagne. Et en réalité c’est une colline. Mont blanc vs Monts d’Arrée quoi.

Alors forcément j’ai du être beaucoup plus exigeante avec ce livre qu’avec un autre que j’aurai trouvé au fin fond d’un carton dans une brocante. Moralité : se méfier du marketing !

Helen Simonson – La dernière conquête du Major Pettigrew, 2010

10-18, 539 pages.

A acheter ici

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Classé dans Littérature étrangère

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