La trilogie Neshov – Anne B. Ragde

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5 mois que je ne suis pas venue ici. Mais quand on perd sa meilleure lectrice, on ne voit pas forcément l’intérêt de continuer. Mais peut-être qu’on capte le Wifi la haut ?

Anne B. Ragde est norvégienne. Elle habite à Trondheim, patelin en bord de mer au nord d’Oslo. Elle a d’abord écrit des livres pour les trucs qui ont des petits bras et des petites jambes, qui crient et puent, avant de se lancer pour les gens, les vrais.

La trilogie des Neshov est son plus grand succès, elle a reçu l’équivalent norvégien du prix Goncourt et une adaptation télévisuelle en a été tirée.

  • De quoi ça parle ?

De nos jours, la famille Neshov est divisée. Anna est la mère âgée et tyrannique qui veille d’une main de maitre sur la ferme familiale située près de Trondheim dans le nord de la Norvège. Margido, son fils ainé est croque-mort, Tor, le cadet, s’occupe de la porcherie et Erlend, le petit dernier vit au Danemark sans aucun contact avec sa famille. Torunn, est la fille bâtarde de Tor et vit à Oslo. Elle n’a vu son père qu’une seule fois.

Anna meurt d’une attaque, la vérité fini par éclater : toutes les relations familiales sont basées sur le mensonge. Torunn, qui ne connaît que peu son père, se sent cependant la responsabilité de l’épauler dans cette épreuve. Tout comme Erlend, homosexuel assumé qui déteint dans le paysage local.

Torun aura-t-elle la force de s’occuper d’une ferme décrépie et d’une porcherie ? Elle, la citadine comportementaliste animalier ?

Nous avons 3 tomes pour le savoir.

  • Ce que j’en ai pensé :

Comme un boulet, j’ai acheté le tome 2 sans savoir qu’il s’agissait d’une trilogie. Bien évidement, je m’en suis rendue compte vers la fin quand j’ai réalisé qu’avec les 15 pages restantes, on allait pas aller loin dans le dénouement. Et donc j’ai regardé un peu mieux le livre pour comprendre que j’avais dans les mains le milieu de l’histoire.

J’ai cependant eu la chance de trouver sur mon lieu de villégiature le tome 1 d’occasion, sur lequel je me suis jetée comme la misère sur le tiers monde. J’ai donc lu la trilogie comme suit : 2-1-3. Est-ce grave ? Honnêtement je ne pense pas.

Quand on vous dit qu’un livre est souvent le miroir de la société, on n’y croit que moyennement. Ben la non. Tu as vraiment l’impression que Ragde te tend un miroir qui reflète la vie d’une ferme norvégienne. Tu es avec les Neshov, au milieu de la porcherie, les pieds dans la merde. Tu les regardes, tu les aimes, tu as pitié d’eux, ils t’énervent.

C’est une écriture vraie, sans faux-semblants, sans complaisance, sans stéréotype. (M’enfin.. sauf pour Erlend qui a mon sens est complètement caricatural, mais bon)

En revanche la fin…. Ben je me suis carrément demandé s’il ne s’agissait pas d’une quadrilogie. Mais non. Google est formel. C’en est frustrant. Ca fini, comme ça : paf . Alors qu’on a encore plein de choses à savoir. J’ai une impression d’inachevée qui m’a vraiment gâché l’histoire. Je ne voulais pas un happy end, mais au moins une fin plus élaborée que ça. A la dernière page, tu te rends compte que tu as laissé les Neshov derrière toi, d’un coup d’un seul, alors qu’ils n’en avaient pas fini.

Anne B. Ragde La Terre des Mensonges, 2004 – 10/18, 351 pages

Anne B. Ragde La ferme des Neshov, 2005 – 10/18, 350 pages

Anne B. Ragde, L’héritage impossible, 2007 – 10/18, 333 pages.

A acheter ici

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Classé dans Littérature étrangère

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