L’oeuvre de Dieu – La part du Diable – John Irving

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Hey ! Non, je n’ai pas été enlevée par les martiens. Non Ryan Gosling ne m’a pas séquestrée. Non, je ne suis pas partie dans le Larzac élever des lamas.

Je me suis juste gavée de foie gras, de saumon, de chocolat. J’ai trouvé un boulot, j’en ai démissionné, j’en ai retrouvé un autre et cette fois-ci je l’ai gardé. Mais rassurez-vous, je n’ai pas arrêté de lire pour autant.

Aller, c’est partit mon kiki, parlons de John Irving, l’un de mes auteurs préférés avec Douglas Kennedy.

John Irving, je l’ai découvert il y a quelques années avec « Je te retrouverai », qui au départ m’avait attiré en raison du milieu dans lequel évoluaient les personnages : le monde du tatouage. Et ensuite, j’ai lu « Le Monde selon Garp », qui est, encore aujourd’hui son plus gros succès. Il s’attaque à la société américaine avec une bonne dose de cynisme, et il vous force à réfléchir à vos propres convictions. Vous, qu’auriez-vous fait ?

De quoi ça parle :

Irving nous plonge dans un orphelinat du Maine au début des années 30. Le directeur de l’orphelinat, Wilbur Larch, est un médecin un peu à part. Traumatisé par sa première relation sexuelle, ou il se tape une pute d’un certain âge et est raccompagné à la porte par la fille de celle-ci, il se plonge dans le travail. Jusqu’au jour ou la fille de la pute se pointe à l’hôpital ou il exerce et lui réclame un avortement. Il refuse, et la malheureuse part se faire cureter chez un boucher. Elle revient mourir dans les bras de Wilbur, qui comprend alors qu’il doit aider les femmes qui souhaitent avorter, afin qu’elles puissent le faire dans de bonnes conditions.

Il fonde l’orphelinat de Saint Cloud’s ou les femmes peuvent au choix avorter, ou abandonner leur nouveau né.

C’est ici que nait Homer Wells. L’orphelin que Wilbur n’arrivera jamais à placer. Il fini par renoncer à lui trouver une famille d’accueil et l’élève comme son futur remplaçant. Une orpheline, Melony, elle non plus ne trouve pas de famille d’accueil. Elle se lie avec Homer, et lui fait jurer de ne jamais la quitter.

Âgé d’une petite vingtaine d’années Homer fait la connaissance de Wally et Candy, deux jeunes amoureux venus à l’orphelinat faire avorter Candy. Wally est le fils du propriétaire d’Ocean Vue, la cidrerie la plus rentable de la région. Homer quitte Saint Cloud’s avec les deux amoureux dont il se lie tout de suite d’amitié. Il y voit le moyen d’échapper à la voie tracée pour lui par Wilbur Larch : Homer ne souhaite pas devenir médecin.

En arrivant à Ocean Vue, Homer prend part à la vie de la cidrerie, et choisi de ne pas rentrer à Saint Cloud’s.

Parallèlement, Melony, furieuse qu’Homer n’ai pas tenu sa promesse, s’enfuit de l’orphelinat pour le retrouver.

Homer et Candy tombent amoureux. Quand Wally part à la guerre, son avion est abattu et il est porté disparu. Candy et Homer en profitent pour s’envoyer en l’air. Candy tombe enceinte. Homer ne peut concevoir de faire avorter une seconde fois Candy, ni même d’abandonner son enfant. Ils partent plusieurs mois à Saint Cloud’s afin de cacher la grossesse de Candy.

Après de nombreuses années, Wally  rentre à la cidrerie en fauteuil roulant : il est paralysé. Débute alors un ménage à trois relativement malsain. Le couple adultère baratine le rescapé en lui disant qu’Homer à adopté un orphelin et que Candy aide à l’élever afin qu’il ai une présence féminine. Candy et Wally se marient, mais Homer et Candy continuent d’être en couple.

Tout  fonctionne parfaitement jusqu’à l’arrivée de Melony, 16 ans plus tard. Cette armoire à glace, garçon manqué a passé sa vie à chercher Homer. Quand elle rencontre Ange, l’enfant soit disant adopté d’Homer, elle comprend la supercherie.

Homer est au pied du mur, et force Candy à tout raconter à Wally.

Pendant toutes ces années, Wilbur, comprenant qu’Homer ne reviendra pas, monte une arnaque pour que l’orphelinat lui survive. Il fait en sorte qu’Homer ne puisse plus refuser de rentrer à Saint Cloud’s.

Ce que j’en ai pensé

Honnêtement, accrochez-vous. C’est assez complexe. Ca part dans tous les sens. On suit l’enfance d’Homer dans l’orphelinat et donc également celle de ses petits camarades qui s’appellent presque tous pareil, mais qui changent de noms et de prénoms  quand ils sont adoptés. C’est pas forcément évident de s’y retrouver.

Ensuite j’ai trouvé ça un peu capilotracté. Le coup du ménage à trois, de l’arnaque montée par Wilbur pour qu’Homer reviennent prendre sa suite à l’orphelinat… J’ai mis pas mal de temps à le lire et au final, j’ai été assez déçue.

Le seul point positif que je vois à ce livre, c’est la façon dont le sujet de l’avortement y est traité. C’est un vrai manifeste à la légalisation de l’IVG.

Irving a écrit le scénario du film qui en a été adapté (avec Charlize Theron et Tobey Maguire). Il a été récompensé par l’osacar de la meilleure adaptation. Je ne vais pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, puisque je n’ai toujours pas vu ce film, mais je pense que ce sera la seule fois ou je vous conseillerai de voir l’adaptation cinématographique plutôt que de lire le livre.  C’est dire mon enthousiasme.

Si vous ne connaissez pas John Irving, ne commencez pas par ce livre, ça risquerait de ne pas vous donner envie de retenter l’expérience.

 

John Irving – L’œuvre de Dieu – La part du Diable – 1985

Points – 725 pages

A acheter ici

Le site de l’auteur : http://john-irving.com/

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Classé dans Littérature étrangère

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