Austerlitz 10.5 – Anne-Laure Béatrix & François-Xavier Dillard

IMG_4215

Il y a des livres qu’on achète un peu par hasard, parce que la situation fait que.

Ou parce que la couverture est sympa.

Une chose est certaine, je n’aurai jamais acheté ce livre si chouchou ne m’avais pas répété 3 fois au salon du livre « mais t’as vu celui là, là, avec la Joconde et tout ? Non parce que les auteurs sont tout seuls, personne ne va les voir ».

Et de me chantonner la chanson de la pub Herta (j’ai failli taper toutoutoutou, mais finalement, j’ai bien conscience que c’est du même niveau que la recherche Google « chanson lalalalala ». Donc voilà le lien youtube.

Ne me remerciez pas, c’est pour moi, c’est cadeau.

tumblr_nviif70DGA1shn04do1_500

Donc j’étais là, au milieu du hall 1 du salon des expos, à regarder le livre d’un air un peu dubitatif et a dire « non mais je veux Douglas Kennedy moi ».

– Chaton, il est 10 heures, lui c’est à 15h00

– Oui mais t’avais dit qu’on ferait des knackis.

Pardon.

J’arrête avec les pubs de merde.

tumblr_mlf0ctSvke1soxolxo1_250

Enfin, tout ça pour dire qu’en gros, j’ai acheté ce livre parce qu’il était là en face de moi et parce que y’avait une Joconde dessus.

Je me suis gentiment approchée des deux auteurs, et je leur ai demandé de dédicacer le livre à Chaton de Bibliothèque en leur tendant ma carte.

Et je ne sais plus lequel des deux m’a dit « Ah c’est drôle, vous dites que vous travaillez pour lire, nous on travaille pour écrire ».

Et oui, tous les écrivains ne peuvent pas vivre de leur plume. Et vous serez ravis d’apprendre que Anne-Laure Béatrix est Directrice des relations extérieures du Musée du Louvre, et François-Xavier Dillard est lui directeur de la com d’un grand groupe.

giplhy

  • De quoi ça parle ?

Il pleut à Paris. Comme vache qui pisse. Mais comme une vache qui a bu du thé vert toute la journée hein. IL PLEUT.

Pendant des jours et des jours. Le niveau des affluents de la Seine monte dangereusement entrainant une crue historique de la Seine. 10.5 mètres sur l’échelle d’Austerlitz, 2 mètres de plus que la crue du siècle de 1910.

Paris et la banlieue sont ravagées, des immeubles s’effondrent, des centaines de milliers de personnes sont sans abri, le réseau du métro est inondé, des milliers de morts… Et le Louvre est touché, la Joconde est ravagée.

Paris s’écroule, le pouvoir politique aussi. Au milieu de cette scène de guerre, un an après la crue, le commissaire Mallarmé est en pleine dépression.

Il a perdu sa femme et son fils dans la crue. Il ne s’en remet pas, et son travail s’en ressent. En gros, à part picoler et bouffer des somnifères, il branle pas grand chose.

Il est placé sur un dernier dossier avant de se faire virer comme une merde : quelqu’un s’amuse à trucider les dernières célébrités qui acceptent encore de venir à Paris faire du tourisme.

giphgfy

  • Ce que j’en ai pensé.

Alooooooors, j’ai commencé à lire ce livre pile au moment des inondations.

Sympa le timing hein ?

Au début du livre, les auteurs décrivent la montée des eaux, les fermetures de gares de RER, les réserves des musées qui sont vidées en urgence…

Autant vous dire que j’avais l’impression d’être en permanence ou dans le livre ou dans le JT. Ce que je lisais, je le voyais à la télé, ce que je voyais à la télé et de mes propres yeux je le lisais dans le livre.

Et j’ai commencé à flipper ma race. On allait tous crever.

n

Oui, je suis très sensée et très raisonnable comme personne. Je gère très bien le stress et tout.

stress

Enfin c’est quand même très particulier de lire un livre alors qu’il se passe presque la même chose dans la vraie vie.

Alors je sais bien qu’on n’en est pas arrivés au même point, mais quand j’ai entendu que les réserves du Louvre étaient évacuées j’ai eu deux réactions :

– J’ai eu envie de pleurer

– J’ai eu envie de partir en courant chez moi pour me calfeutrer avec mon chat.

En réalité, j’suis allée me faire un café et j’ai sortis deux trois blagues de cul à mes collègues de l’informatique (oui, en plus d’être très sensée, je suis très très distinguée). Ca m’a fait penser à autre chose et j’étais repartie pour un tour.

Mais bon, tout ça vous dit pas ce que vaut ce livre.

Ben c’est pas mal, honnêtement, si tu le lis en plein milieu du Sahara, je pense pas qu’il ait le même impact. Mais je le conseille.

En revanche, je ne sais pas si le mobile du criminel parlera à tout le monde. Moi qui suis une passionnée d’art, je comprends tout à fait, je me lève et je confirme. (non toi tu t’assois et tu manges)

Pardon, j’avais dit que j’arrêtais.

gipahy

Mais pour Gertrude qui ne connaît la Joconde que parce qu’elle à lu Da Vinci Code et pour qui Renoir c’est une déco de boite de chocolats, je garantis pas qu’elle comprenne des masses.

Non parce que bon, l’art ne parle pas à tout le monde. Je pense qu’il faut une certaine sensibilité à l’art pour apprécier ce livre.

Et si vous avez envie de pousser un peu, sachez que chaque chapitre porte le nom d’une œuvre conservée au Louvre, ce qui peut être un petit parcours sympa à se faire.

——————————————————

Austerlitz 10.5 – Anne-Laure Béatrix & François-Xavier Dillard, 2016

Belfond, 270 pages

A acheter ici

——————————————————-

Pages du jour correspondantes :

13310330_618573798295218_5584806203506013860_n 13332794_618763988276199_8574786122991707035_n 13407205_620435378109060_1489011605326061682_n

 

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Littérature Française, Policiers

Jk Rowling – Harry Potter

image1(13)

Un jour, il y a très très longtemps (genre heu, plus de 10 ans), mon ex m’a dit « Comment ça tu connais pas Harry Potter » ?

Eh ouais. Il y a eu une époque de ma vie ou j’étais une pucelle de Poudlard. Une époque ou je ne savais pas ce que c’était qu’un mangemort ou le Quidditch.

Deux semaines plus tard, l’ex m’a rapporté le 1er tome en format poche.

C’est la seule chose d’intelligente qu’il a du faire de toute sa vie ce troufion.

Deux jours après, j’achetais les 3 autres tomes parus en poche pour réaliser que les années 5 à 7 restaient à paraître.

Un drame.

533179a60abf5

Pire que quand t’attends la suite de Game of Thrones.

J’ai vécu les années restantes dans la fébrilité. Je me rendais au Virgin des champs à minuit pour avoir mon nouveau tome dès qu’il sortait. Je le lisais toute la nuit et sur mon lieu de travail. Et je me bouffais les doigts quand il fallait attendre encore plus d’un an pour avoir la suite.

Régulièrement je les relisais, généralement à l’occasion de la sortie des nouveaux tomes. Je crois que ce sont les livres que j’ai le plus lu dans ma vie.

Et puis 7 ans se sont écoulés sans que je ne les ouvre. Il y a eu l’expo Harry Potter l’année dernière, je suis devenue complètement hystérique. Je trépignais, on aurait dit une vraie gamine. Et quand enfin j’ai pu mettre le pied dans l’expo, j’avais la bouche grande ouverte.

20M0

J’ai recommencé à fouiner régulièrement sur Internet, histoire de voir ce qu’il se faisait, de me rafraichir la mémoire. Et je suis tombée sur les éditions Deluxe de Gallimard. Ni une ni deux, j’ai demandé à mon père de me les offrir à Noël. J’ai eu les 3 premiers, j’aurais les autres à Noël cette année.

Je ne comptais pas les relire. Je comptais juste les mettre dans ma bibliothèque. Ca ferait joli.

Ouais. Le tout c’est d’y croire.

J’ai quand même ouvert le tome 1, histoire de lire le premier chapitre. Et j’ai tourné les pages.

Et c’était repartit. Comme en 40.

Complètement accro, impossible de m’arrêter. J’ai enchainé avec les années 2 & 3 que j’ai également en version Deluxe, le soir juste avant de dormir. Et arrivé à la fin du tome trois, il a bien fallu m’y résoudre, je n’arriverai pas à attendre d’avoir le reste de la collection dans la même édition. J’ai repris mes vieux exemplaires, je les ai trimballés dans le RER et partout ou j’allais. Je lisais le matin dans les transports, en marchant, en buvant mon café au bureau, en mangeant. Dans la baignoire, dans le lit, dans le canapé, dans le rer, dans la voiture. Bref PARTOUT.

Chouchou a bouffé du Harry Potter pendant 6 mois, les livres, les films et ensuite les goodies que j’ai voulu acheter. Rien que pour m’avoir supporté, avoir regardé patiemment avec moi tous les films en m’entendant dire « tain c’est pas comme ça dans le livre, putain c’est faux il dit pas ça », il mérite une médaille.

Ou une chaussette. (Chouchou à une chaussette, Chouchou est libre ! – si tu n’as pas la référence. Lis immédiatement Harry Potter)

20V0

  • De quoi ça parle ?

Est ce que je suis VRAIMENT obligée de vous faire un résumé ? Non parce qu’on peut pas résumer Harry Potter. ON PEUT PAS. Tout le monde connaît et aime Harry Potter.

Comment ça non ?

200F

Bon, ben c’est l’histoire de Harry, petit garçon de 11 ans, qui a été recueilli par son oncle & sa tante à la mort accidentelle de ses parents. Il avait 1 an à l’époque et n’a aucun souvenir d’eux.

Il est une charge en plus pour la famille Dursley. Un poids inutile et honteux. Pétunia, sa tante, se charge de le lui rappeler régulièrement. Il est hors de question qu’ils privent Dudley, leur fils, à cause de Harry.

Harry a pour chambre le placard sous l’escalier, plein d’araignées, joue avec les jouets cassés de son cousin, mets les vieux vêtements de Dudley et ne mange pas vraiment à sa faim. Bref, Harry est un orphelin mal traité qui sert de punching ball à son cousin aussi gros que débile.

Mais peu avant ses 11 ans, de plus en plus de faits étranges se produisent. Un serpent lui parle au zoo et des hiboux tentent de lui remettre une lettre. Mais pour la famille Dursley, il est hors de question que Harry reçoive du courrier. Il est hors de question que quelque chose d’anormal arrive sous leur toit.

Alors ils vont tout faire pour que la lettre ne parvienne pas à son destinataire. Même si des milliers de hiboux reviennent chaque jour avec la même lettre. Tous les moyens sont bons, même partir en plein milieu de la mer du Nord, sur un ilot abandonné.

Mais, le jour même de son anniversaire, un homme immense, chevelu et barbu fait irruption dans la planque des Dursley pour livrer la lettre d’Harry.

C’est à ce moment là qu’il apprend qu’il est un sorcier. Et pas n’importe lequel, celui a vaincu Voldemort, le Adolf Hitler des sorciers.

Hagrid apprend également à Harry qu’il est inscrit depuis sa naissance à l’école de magie Poudlard.

C’est l’heure de la libération pour Harry, il va pouvoir vivre la majeure partie de l’année loin de son oncle et de sa tante et il va pouvoir se faire des amis et enfin en savoir plus sur ses parents, sorciers eux aussi.

Harry fait la connaissance de Ron Weasley et de Hermione Granger, qui seront ses fidèles amis pendant les 7 années de scolarité à Poudlard.

Mais la vie n’est pas si facile et Harry apprend rapidement que c’est Lord Voldemort qui a tué ses parents. Et que Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom n’est en réalité pas mort. Harry va devoir se battre pour l’empêcher de revenir au pouvoir.

N200

  • Ce que j’en ai pensé.

Bon vous avez du le comprendre, chez moi, on déconne pas avec Harry Potter. J’adooooore Harry Potter, je trouve ça génialissime.

20C0

J’avais 18 ans quand je l’ai découvert, et aujourd’hui, à un peu plus de 30 ans, je suis toujours aussi fan.

Alors oui. C’est une série pour enfants. Oui. Tout comme Hunger Games hein. Ou Labyrinthe. La différence avec Harry Potter c’est qu’au fur et a mesure des livres, il gagne en maturité et devient adulte. Donc plus ça va et moins c’est gamin. Plus ça va et plus c’est dark. Parce que bon, y’a des morts dans Harry Potter. Il enterre des gens le gosse.

Harry Potter c’est génial. POINT. Vous devez lire Harry Potter, déjà ça vous permettra de mieux comprendre les films, mais aussi parce que ça fait du bien de lire un truc qui ne se passe pas dans la vie de tous les jours. Un truc qui fait rêver quoi. Un truc qui ne parle pas de chômage, de terrorisme, de corruption. Un truc qui vide la tête.

Je suis assez contente de l’avoir relu, ça m’a permis de mieux comprendre certaines choses. Ou du moins de me rappeler le pourquoi du comment. Surtout que régulièrement, lors de mes premières lectures, je lisais la nuit (donc je m’endormais entre deux pages) et que le matin j’avais soit oublié ce que j’avais lu, soit mal compris.

Le problème en lisant Harry Potter aujourd’hui, c’est qu’entre temps, j’ai lu 50 nuances de Grey et After. Voilà, voilà.

Moi, j’avais bien envie que Harry il déglingue la petite Ginny à la fin hein. 2G00

Mais non. Même pas un ptit bisou après la bataille finale. Putain mais GALOCHE là bordel ! T’es un ado, t’es sensé être en rut mec !

Alors pourquoi tu lui colles pas ta langue dans la gorge plus souvent ?

20H0

Parce que c’est un livre pour ados.

Putain. Fais chier.

Et ce qui est encore plus frustrant, c’est que quand tu lis 7 livres à la suite, tu t’attaches aux personnages. Surtout si tu es fan comme moi. Tu peux pas les laisser partir. Tu veux une suite. UNE SUITE BORDEL.

tumblr_n5dfofC4FJ1tq4of6o1_500

Mais y’en a pas.

Ca s’arrête la, comme ça. Comme si tu jour au lendemain fallait arreter le fromage et plus jamais en manger. C’est fini point.

Poudlard est pété de partout, y’a eu des morts, des orphelins, ils sont venu, ils ont vu, ils ont vaincu. Le bien à vaincu le mal et voilà. Alors JK Rowling a été sympa, elle nous a offert un dernier chapitre qui se passe 19 ans après ou on voit toute la clique qui dépose ses chiards au Poudlard Express. Ouais. Bon. Mais entre temps ? Harry qui se tape Ginny, Hermione elle récupère ses parents ou pas ? Les Malefoy il ne leur arrive rien ? Et qui devient directeur de Poudlard ?

Je veux savoir moi !

Et bien pour ça, il y a la fan fiction. Je ne pensais pas y venir un jour (et je n’y suis pas vraiment venue), mais voilà, pour les frustrés comme moi, il y a toujours cette solution.

Sauf que comme son nom l’indique c’est de la fan fiction. Un texte écrit par un ou une fan. Donc 80% du temps deux fautes par mots pour certaines, souvent mal écrit, y’en a des milliards, toutes plus différentes les unes que les autres. Et puis pour certaines, ça part en couille. Hermione qui se tape Drago Malefoy, Ginny qui trompe Harry. Ca devient les feux de l’amour.

20T0

Moi j’ai pas pu. Hermione qui se tape cette tête de cul de Malefoy, ça m’a clairement refroidie et j’ai même pas voulu entamer le premier chapitre.

2U00

Et d’ailleurs, en parlant de tête de cul, vous vous souvenez de Neville Londubat ?

Ouais, LA tête de cul par excellence.

20K0

Ben aujourd’hui, le Neville Londubat, je veux bien jouer à Wingardium Leviosa avec lui hein.

vf_attitude_2846

Pas vous ?

Sauf que ça y est, la suite officielle va arriver. Enfin. Une pièce de théâtre qui va nous parler d’un des fils de Harry. Sauf que c’est pas JK Rowling qui l’a écrit.

Et ouais ! Tout le monde s’est décroché la mâchoire ?

La suite est donc une pièce de théâtre BASEE sur l’histoire de JK Rowling mais écrite par Jack Thorne. Je sais pas vous, mais moi, perso je suis hyper sceptique.

tumblr_navnemMWU01tq4of6o1_500

En attendant, après avoir cassé les couilles de tout le monde pour avoir mon édition Deluxe, j’ai décidé qu’il me fallait IMPERATIVEMENT l’édition Deluxe de Juniper Books.

85910

Sauf qu’avec les frais de port, c’est 300 dollars.

J’ai plus qu’à être très sage et très gentille.

——————————————–

Jk Rowling – Les aventures de Harry Potter – 4114 pages – Gallimard & Folio Jeunesse

Harry Potter à l’école des sorciers – 1997 – 306 pages

Harry Potter et la chambre des secrets – 1998 – 288 pages

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban – 1999 – 360 pages

Harry Potter et la Coupe de Feu – 2000 – 656 pages

Harry Potter et l’Ordre du Phénix – 2003 – 975 pages

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé – 2005 – 720 pages

Harry Potter et les Reliques de la mort – 2007 – 809 pages

A acheter ici

—————————

Pages du jour :

12993323_598940806925184_7245178941972526745_n 13177106_610980059054592_2995551520492333906_n 13177948_609581819194416_4396869493985936130_n 13178724_609183329234265_3420346070321218727_n 13240510_613110228841575_961719939154653693_n 13256078_616047001881231_7549454564467180341_n

3 Commentaires

Classé dans Fantastique, Littérature étrangère

Mirage – Douglas Kennedy

image1(12)

S’il y a un auteur dont j’ai tout lu c’est bien lui. Je vous en ai régulièrement parlé, Douglas Kennedy c’est mon chouchou. Mon auteur preum’s de chez preum’s, celui qui ne me déçoit jamais.

Celui qui me donne « envie de vivre ma vie ».

Et comme tous les ans, il était au Salon du livre.

J’ai dit à Chouchou : « J’te préviens, j’ai une priorité, c’est Douglas, quitte à me battre comme une pétasse un premier jour de soldes, je ferai le pied de grue devant le stand. Et si je ne dois repartir qu’avec une seule dédicace de tout le salon ce sera la sienne. »

tumblr_inline_mnihannACr1qz4rgp

On est arrivés devant le stand de la librairie Mollat et il y avait juste une dame toute timide qui attendait devant nous. Une heure d’attente (j’te raconte pas l’état de mon dos) et voilà Douglas qui arrive. Oui Douglas. On se connaît Douglas et moi maintenant qu’on s’est parlé. Enfin… qu’il m’A parlé. Parce que tu vois, moi, j’ai fait ma groupie de base.

J’ai a peine pu articuler autre chose que bonjour, Stéphanie, merci beaucoup, au revoir.

Autant te dire lecteur, que Chouchou se faisait pipi dessus de rire tellement il n’est pas habitué à me voir comme ça. Surtout qu’une heure avant j’étais limite à claquer la bise à Romain Puertolas quoi. Moi, impressionnée ? GENRE.

vtfgiphy

Enfin bref. Le jour de mon anniversaire Douglas Kennedy m’a dédicacé son dernier livre et c’était PARFAIT. J’avais envie de faire des cœurs avec les doigts.

  • De quoi ça parle ?

Robyn est experte-comptable. Et tout le monde le sait, les comptables c’est top délire méga groove. Mais Robyn a un petit côté déglingo Il y a 3 ans, elle a épousé Paul, un artiste de 18 ans son aîné. Artiste cigale qui dépense à tout de bras et beaucoup plus qu’il ne le peut.

Mais Paul vend du rêve et Robyn pardonne ses incartades financières en sortant le chéquier.

20b0

C’est après une énième crise de ce genre qu’ils décident de passer un mois au Maroc, à Essaouira, ville dans laquelle Paul a enseigné les beaux-arts plus de 20 ans avant.

Sur place, Robyn se perfectionne en français, Paul retrouve la flamme créatrice et surtout ils se consacrent à leur projet : avoir un enfant. Robyn a 40 ans et son horloge commence sérieusement à sonner.

Et puis un matin, elle découvre que sa relation est basée sur un mensonge.

pgiphy

Fidèle à elle même, et en bonne experte comptable, Robyn prépare son plan B, elle s’organise pour retomber immédiatement sur ses pieds et prendre le problème à bras le corps.

Sauf que Paul disparaît. Dans des conditions plus que louches et Robyn se retrouve soupçonnée d’être impliquée dans la disparition de son mari.

Elle part à sa recherche, et elle ne va pas être déçue du voyage.

  • Ce que j’en ai pensé.

Sérieusement, on parle d’un livre de Douglas Kennedy là ! Forcément, que j’ai aimé !

Bon en ce moment, j’ai l’impression que je ne lis que des livres qui résonnent particulièrement avec ma vie. La semaine dernière, je vous parlais de Dieu me déteste, et à quel point ce livre résonnait en moi. Quand je l’ai fini je me suis dit «  ah chic, un Douglas Kennedy, au moins je risque pas de raviver les mauvais souvenirs »

MWAHAHAHHAHAHHA.

Le tout c’était d’y croire. Sachez que ce livre traite avant tout de mensonge. Mais pas de mensonge du genre « mais non t’es pas grosse». Non. Le genre de mensonge que quand tu le découvres, tout s’effondre autour de toi. REELLEMENT.

giplhy

Parce que oui, ça existe et pas que dans les films.

Des trucs tellement gros que si tu n’es pas dedans, tu ne peux pas y croire.

Et seuls les gens qui ne l’ont pas vécu peuvent se permettre de te dire que tu étais bien naïve, que c’est de ta faute si tu t’es faite avoir, blablabla.

giphmpy

Et bien le sujet de fond de ce livre c’est ça. Le mensonge dévastateur, qui détruit ta vie. Le mensonge de trop, tellement énorme que tu ne peux plus choisir de ne plus voir.

C’est là que Douglas Kennedy est vraiment bon. Non seulement il se met dans la peau d’une femme comme personne, mais en plus il sait décrire cette putain de sensation, cette baffe dans la gueule puissance 10 000 que tu te prends sans préavis quand tu découvres la vérité.

gipghy

Alors peut-être qu’à la lecture du livre tu te diras « ouais mais nan mais attends, elle est trop conne aussi, moi jamais on me fait ça, j’lui démoli la tronche et je rentre chez moi. Bas la race du bâtard ».

Hum. Tu peux te dire ça. C’est normal, c’est ce qu’on se dirait tous. Ben attends. Attends d’être confronté à la vraie tromperie, au vrai fils de pute qui se fout de ta gueule depuis le départ. Ben non, dans la vraie vie, tu rentres pas chez toi. OK tu lui démoli la tronche, mais après tu restes pour recoller les morceaux.

Et c’est que bien après que tu te casses. Une fois que tu n’as vraiment plus le choix ou une fois que quelqu’un t’as mis le nez dans le caca.

Bref, Douglas est dans le vrai. Et pas seulement dans les relations humaines mais aussi dans ses descriptions.

Il te décrit tellement bien le truc que t’as l’impression d’être à Marrakech en plein mois d’aout. T’as les fringues qui te collent à la peau, tu te promènes dans le souk et t’as envie de béger tellement ça pue et t’as envie de te péter le bide tellement ça sent bon aussi.

Enfin voilà quoi. Je pourrai en parler pendant des heures et des heures, mais là, tu vois, j’ai fais des cartons pour mon déménagement, et la il est grand temps de voir comment ça se passe à Hyrule.

Sur ce, je monte sur Epona, et j’te dis à la semaine prochaine !

gipmpjhy——————————–

Douglas Kennedy, Mirage – 2015

Belfond, 426 pages

A acheter ici

——————————-

Pages du jour correspondantes :

11202594_584357915050140_5690513397016327507_n 12998729_600167013469230_3508746720366206272_n 13001084_600571176762147_6334056731227998805_n 13055505_601565163329415_109154543566841079_n 13062496_600958030056795_8676979174265420577_n 13076686_601360440016554_3095703071880664679_n

 

Poster un commentaire

Classé dans Littérature étrangère

Dieu me déteste – Hollis Seamons

image1(11)

Il y a des périodes ou, on ne sait pas pourquoi, ça ne va pas. Enfin, si. On sait pourquoi, mais on ne va quand même pas en parler, on des pas des fiotes hein. Et puis en parler ça servira pas des masses à faire avancer le problème.

Et donc quand ça va pas, on joue plus le rôle du clown de service, on a une santé de merde, on fait pas l’effort d’aller vers ses potes (malgré le gros besoin de vin, vodka, rhum), on se rend d’ailleurs compte que souvent, si on n’est pas à l’initiative du truc, on serait toujours sobre. Et on prend des petits cachets « naturels » pour ce qu’on appelle une « phase dépressive transitoire ».

sort

Et dans ces moments, on lit des livres faciles, drôles, pas prise de tête. On mange de la junk food, on lit de la junk litt, on écoute de la junk musique. Bref, niveau quotient intellectuel on régresse et on attend que ça passe.

Et je pensais certainement bien faire en commençant Dieu me déteste. Fidèle à moi même, je n’ai pas lu la quatrième de couverture. Et c’est encore une bien grande idée que j’ai eu la, de lire un livre sur un ado cancéreux en phase terminale.

Et moi je lis ça, quasiment deux ans jour pour jour ou j’ai accompagné Lauren dans ces derniers moments. AMBIANCE DE MORT BONJOUR.

20u0

  • De quoi ça parle ?

Bon je vous ai déjà fait un bon spoiler, ce livre parle d’un gamin cancéreux en phase terminale.

Richard à 17 ans et dans un mois max il sera mort. Cancer, depuis des années. Des dizaines d’opérations, de traitement pour rien. C’est bientôt fini. Il est admit dans un service de soins palliatifs ou, il le sait, on est admit que quand il reste moins d’un mois avant de passer l’arme à gauche.

Richard se fait une copine, Sylvie, seule autre patiente du service qui est âgée de moins de 80 ans. Sylvie a 15 ans et est toujours partante pour faire des conneries avec Richard.

Richard est lucide quant à son destin, il va mourir, et il vous en parle le plus naturellement du monde. Il en joue aussi. Pour parvenir à ses fins (se taper Sylvie), il n’hésite pas une seule seconde à braver le règlement de l’hôpital et a jouer sur la corde sensible de ses proches et des infirmiers.

Richard a bien l’intention de mordre son dernier mois de vie à pleines dents et peut importe qu’il soit impertinent, qu’il viole tous les règlement de l’hôpital ou qu’il casse les couilles de tout le monde. Richard vit ses derniers jours et il vous emmerde.

gipphy

  • Ce que j’en ai pensé.

Bien bien bien. J’aurai du m’en douter. J’ai acheté ce livre en plein salon du livre sur le stand de Monsieur Toussaint Louverture. Et moi, comme une conne, je me dis que ça allait être un livre facile.

tumblr_mshsd2dvR81sgtg0to1_500

C’est bien là la preuve que quelque chose ne va pas. Monsieur Toussaint Louverture, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un éditeur que j’aime beaucoup beaucoup. Déjà parce qu’il n’édite que des bons livres mais aussi et surtout parce qu’il aime son métier et qu’il le fait bien et qu’il en parle merveilleusement bien.

Et donc au salon du Livre, il m’a parlé pendant … aller… 20 minutes, d’un livre autour duquel je tournais depuis quelques semaines (Et Quelque fois j’ai comme une grande idée) en me disant à quel point il est génial, que c’est le livre ultime. Qu’il avait envie de dire aux gens qui n’aimaient pas ce livre qu’ils pouvaient bien aller se faire enculer. (A ce moment là, j’ai failli me prosterner devant lui en le proclamant Dieu de tous les éditeurs).

Enfin bref, tout ça pour vous dire qu’on a presque pas parlé de Dieu me déteste. Il m’a juste dit que ce livre faisait partie de la Collection la Belle Colère dont les héros sont des ados. Des livres sur des ados pour des adultes.

Alors ce que j’en ai pensé, c’est que ce livre est une vraie petite perle. Parce qu’il est tellement putain de vrai quoi. Pour toute personne qui a accompagné un proche en fin de vie, ce livre est vrai. Et d’ailleurs, même s’il est dur (en même temps comment tu veux faire niais avec un sujet pareil), je le conseille de toute urgence à chaque personne qui va devoir affronter ce genre d’épreuve ou même qui a déjà du l’affronter. Parce que vous allez comprendre des petites choses, des petits détails.

Richard, est clairement lucide. Il se retrouve par exemple, lui qui est mourant, à remonter le moral de sa mère. A faire en sorte que le « après » lui, soit assuré.

Quand on est entrain de mourir, quand on est gravement malade, on se retrouve à gérer le malheur des proches. A voir la pitié, la détresse dans leur regard. On doit aussi se les cogner, parce que ouais, ton intimité tu peux lui dire au revoir. Tes proches décident de passer le MAXIMUM de temps avec toi. Que tu le veuilles ou non d’ailleurs. Mais il est pas évident de leur dire qu’ils nous étouffent.

Tout ça je l’ai appris avec Lauren mais je l’ai redécouvert avec ce livre. A quel point, quand on est malade, et pire que tout, sur la fin, à quel point on a juste envie qu’on nous foute la paix. Parce qu’on est pas bien, qu’on est pas beau à voir, qu’on a plus aucune intimité, parce qu’il y a des choses qu’on ne peut plus faire. Mais on a quand même envie qu’on nous traite comme quelqu’un de normal. Et d’agir normalement.

Et ce livre vous le met en pleine gueule.

2p00

Et si jamais vous vous posiez encore la question : oui vous allez chialer votre race, clairement. En même temps, on lit pas Bridget Jones là, mais c’est parfois tellement caustique que c’en est drôle.

Donc, je pensais ne pas avoir lu ce livre au bon moment. Mais il n’y a pas de bon moments quand on a vécu ce genre d’expérience. Il y a eu des passages ou j’ai eu l’impression d’entendre Lauren parler. D’où mon sentiment de lire quelque chose de vrai.

———————————————

Dieu me Déteste – Holli Seamons, 2013

La belle colère / Monsieur Toussaint Louverture -276 pages

A acheter ici

——————————————-

Pages du jour correspondantes :

12928339_595999507219314_5328296010849365354_n 12974290_597666880385910_3510833140452018611_n 12987076_598081440344454_2595935046076598843_n

 

2 Commentaires

Classé dans Littérature étrangère

Maestra – LS Hilton

image1(10)

ILly a quelques semaines, je glandais sur le site de 20 minutes pendant ma pause dej.

Et, chose rare, il y avait un article « littéraire » sur la page d’accueil avec un titre tellement accrocheur que je ne pouvais pas l’ignorer : Maestra : L’histoire du succès annoncé d’un livre jugé «trop cru» et «dégoûtant»

Whou la la un livre dégoutant, mais c’est pour moi ça !!

20m0

Et quand j’ai compris que le personnage principal évolue dans le monde de l’art, j’ai failli me mettre a danser dans mon bureau.

Comme ça :

tumblr_mbc6mvLHb71rionpko1_400

Ce qui tombait bien, encore une fois, c’est que le me rendais au salon du livre exactement 9 jours plus tard. Outre la volonté de voir Douglas Kennedy, je voulais ABSOLUMENT acheter ce livre.

Quand on a mit les pieds dans le salon avec chouchou, je cherchais le stand Robert Laffont comme une bête affamée. OU comme une hystérique, au choix.

m200

Je l’ai attrapé et je me suis retenue de m’asseoir en plein milieu du stand pour le commencer.

  • De quoi ça parle ?

Judith est anglaise. Elle vient de Liverpool, (des quartiers pauvres de Liverpool), et travaille à Londres. Ça va c’est classique. Enfin. Pas si classique que ça. Judith travaille dans l’une des plus grande maison de ventes de Londres. Dans la vraie vie on parlerai de Sotheby’s ou Christie’s, mais ici, puisque c’est un livre, on parle de British Pictures.

Donc Judith, qui à la base est une plouc, travaille en tant qu’experte junior, spécialisée dans les grands maîtres (la peinture ancienne pour faire simple). Un milieu élitiste, chic et hypocrite au possible.

Alors experte junior, ça veut surtout dire assistante de l’expert en poste. En gros, Judith se tape la merde que personne ne veut faire, se fait régulièrement humilier et est payée une misère.

Mais c’est pas grave, Judith se laisse marcher sur les pieds dans l’espoir de gravir les échelons et surtout parce que c’est le prix à payer pour gommer toute trace de là d’où elle vient. Elle est construite une image de femme sophistiquée, qui aime la musique classique et lit les journaux économiques. Elle a gommé sont accent de Liverpool et en est fière.

Jusqu’au jour ou elle croise dans le métro Leanne, une pétasse peroxydée avec qui elle était à l’école. Pour l’impressionner elle l’invite au Ritz, pour boire un verre et se raconter leurs vies. Mais bien vite Judith crache le morceau : elle n’a plus une thune, se sape chez Zara et se fait traiter comme de la merde.

Leanne lui parle de son emploi, elle se fait pas mal de blé. Elle est hôtesse dans un bar à champagne. Une sorte de pute qui ne baise pas le client. Elle propose à Judith d’arrondir ses fins de mois comme ça. Judith se laisse tenter et se fait embaucher au Gstaad Club.

Elle y rencontre James, un riche homme d’affaire obèse qui devient son client attitré.

En parallèle, Judith flaire une énorme arnaque au faux chez British pictures manigancée par son chef. Pour éviter qu’elle ne fasse tout capoter, son chef la vire comme une merde.  Judith décide de jouer le tout pour le tout et se barre dans le sud de la France avec Leanne et James dans l’espoir de se faire un peu d’argent.

Et la c’est le drame.

p200

  • Ce que j’en ai pensé.

Bien bien bien. On m’a annoncé un roman dégoutant et scandaleux. On m’a parlé d’un roman limite pornographique. Le livre est a peine publié qu’il est déjà en court d’adaptation. Tapage médiatique énorme, affiches dans le métro, pub à la radio… Est ce que c’est un coup médiatique ? OUI.

Est-ce que ce livre vaut le coup d’être lu ? Hummm, mouais, pourquoi pas.

tumblr_mjd29hyCwZ1rzxujso1_500

Entendons-nous bien. Quand on me dit que ce livre est dégoutant, scandaleux, gênant… j’imagine que c’est au moins du même niveau qu’American Psycho. Qu’Histoire d’O peut aller se rhabiller.

Que Millenium c’est Oui-Oui chez Ikea.

Que Gone Girl est évident.

Mais non.

Alors oui hein, elle aime le cul la Judith. Mais si tu as lu Histoire d’O, American Psycho, le Marquis de Sade ou que sais-je encore, ce livre c’est pipi de chat.

Alors oui, pour les jeunes pucelles qui ont été choquées par 50 Shades, passez votre chemin, ici on a le droit à de vraies scènes de cul digne d’un porno. Judith aime se faire péter le cul par des inconnus dans des clubs échangistes et elle l’assume. Donc autant vous dire qu’Anastasia Steele peut retourner se faire mettre une gentille fessée par son mec.

Ensuite, concernant l’intrigue… ben rien de neuf sous le soleil j’ai envie de vous dire. C’est pas mal, mais c’est pas GENIALISSIME non plus. On sent le truc venir à 20 bornes.

En fait, c’est Dan Brown avec du cul et des détails sordides.

Clairement, j’ai acheté ce livre parce qu’il traite du milieu de l’art et que, comme vous le savez peut-être, j’ai bossé dans ce milieu quelques années.

Tout ce qui concerne le milieu de l’art dans ce livre est cependant vrai. Les arnaques, le comportement des acteurs du milieu, l’hypocrisie, tout ça est vrai.

Alors, je n’ai pas été choquée (mais il en faut beaucoup pour me choquer je pense), je n’ai pas trouvé ça aussi fantastique que ce qu’on me promettait mais j’ai passé un bon moment. C’est pas mal écrit. D’ailleurs à ce propos, LS Hilton, c’est pas EL James hein. Elle a écrit de vrais livres avant et elle ne nous a pas pondu un roman de gare.

Et puis elle sait de quoi elle parle puisqu’elle a bossé dedans. Ce qui sympa c’est que le néophyte apprendra des petites choses avec ce livre. On y parle d’Artemisia (d’ailleurs, je vous invite à lire la biographie romancée d’Alexandra Lapierre à ce sujet), Fontana (dont est inspiré la couverture du livre), Stubbs, Richter…

Si vous êtes une versaillaise avec un rang de perle, un serre tête en velours et un kilt, oui vous serez choquée. Outrée même. Sinon vous passerez peut-être un bon moment. Je vous dirai juste de ne pas trop en attendre. Ce livre est quand même assez survendu. Mais forcément, je lirai les autres tomes et évidemment j’irai voir le film.

tumblr_o2rmb4kb431rymr5wo1_500

———————————–

LS Hilton, Maestra, 2016

Editions Robert Laffont – 372 pages

A acheter ici

———————————–

Pages du jour correspondantes :

12472706_595557257263539_2226538378037932709_n 12920468_595160863969845_1722027278812148549_n 12924483_594707600681838_6010104025890633452_n

1 commentaire

Classé dans Littérature étrangère, Policiers

Brooklyn Colm Toibin

IMG_3069

En ce moment, sur Instagram et dans les couloirs du métro on voit beaucoup cette affiche et cette couverture si jolies. Si bien léchées. Le pont de Brooklyn, un couple, une lumière de fin d’après-midi d’été. Ca donne envie hein ? Surtout que ces derniers temps, c’était un peu morose la météo.

Sans même savoir de quoi parlait Brooklyn, je voulais aller voir le film. Juste pour l’affiche qui me donnait envie. Et puis en trainant sur Instagram, j’ai découvert que c’était un livre.

QEUWA ! Mais il faut absolument que je lise le livre avant de voir le film !

Et comme le hasard fait bien les choses, le Salon du Livre est passé par là, et Brooklyn s’est retrouvé dans ma PAL en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

16390

  • De quoi ça parle ?

Dans l’Irlande des années 50, Eilis vit avec sa mère et sa sœur dans une petite ville assez pauvre. Le père d’Eilis est mort il y a quelques années et comme le chômage est très élevé en Irlande, les frères d’Eilis sont tous partis en Angleterre. Eilis et sa mère ne vivent que grâce au salaire de Rose, l’ainée, comptable dans une entreprise locale.

Rose est le modèle d’Eilis. Belle, intelligente, cultivée et raffinée, elle sait comment se comporter en chaque circonstance. Eilis rêve de devenir comme Rose.

Mais bon, elle est empotée, timide, mal fagotée. Et elle se fait humilier tous les dimanches à l’épicerie du coin ou elle travaille en attendant de trouver mieux.

Alors Rose prend les choses en main quand elle rencontre un prêtre de New York de passage dans leur bled. Le prêtre accepte d’aider Eilis, et sans vraiment lui demander son avis, Rose et sa mère la mettent sur un bateau (et Eilis tombe à l’eau… AHAHHAHAAH) direction les Etats-Unis.

Eilis déboule à Brooklyn et devient vendeuse. Et elle a le bourdon. Elle préfèrerait rentrer au bled bouffer du ragout de mouton bouilli plutôt que de manger des hot dogs à un match de baseball. Alors le prêtre l’inscrit à des cours de comptabilité et lui demande de venir au bal donné par la paroisse le samedi soir. Et petit à petit Eilis se fait à sa nouvelle vie, et l’Irlande lui manque moins.

  • Ce que j’en ai pensé.

Bon préparez vous tout de suite, à la fin de cette chronique, je vous aurais fait un second trou au cul.

tumblr_o0wy8ffGVY1r1ult6o1_400

Ce livre avec cette jolie couverture que j’adore, je l’ai trouvé chiant comme la mort.

2a00

Voilà, c’est dit. Bannissez moi de vos vies.

Ce truc est chiant, il se passe rien, c’est plat. Eilis a le mal du pays elle trouve pas sa place et puis finalement elle rentre et puis elle trouve pas sa place non plus alors elle repart. FIN.

C’EST CHIANT. Y’a pas de suspense, il lui arrive pas grand chose à Eilis. J’ai bien cru qu’elle allait rouler une pelle à sa collègue dans une cabine d’essayage mais même pas ! On se dit qu’elle va faire carrière ou se décoincer, mais à peine !

Attention, c’est pas mauvais. Je dis pas ça. Je dis juste que putain, y’a plus palpitant comme histoire quoi. C’est super bien écrit, on le lit facilement, ça vous prend pas plus la tête que ça. Mais voilà, ça va pas changer vos vies non plus.

C’est bien dans le rer, ou avant de dormir, ou un dimanche après midi pluvieux. Je ne l’ai pas dévoré, je l’ai juste lu.

Et comme je n’aime pas rester sur un échec, j’ai vu le film cet après-midi. Et c’est maintenant que je vais vous faire un second trou d’balle.

Prêts ?

J’ai préféré le film au livre.

2m00

Putain je deviens irrécupérable. Je lis sur une liseuse, je lis After et je préfère un film au bouquin dont il est adapté.

MAIS ACHEVEZ MOI !!!

20a0

Cependant, à ma décharge, le scénario a été écrit par le génialissime Nick Hornby. Aller, je sais que ça vous dit quelque chose. Faites gicler vos méninges ! Nick Hornby le génie qui a écrit « Vous descendez ? » et « Haute Fidélité« 

Du coup, il y a quand même beaucoup plus d’humour et de sarcasme dans le film que dans le livre. C’est moins chiant. Et puis deux heures c’est vite fait. Le manque d’action se fait beaucoup moins sentir.

Alors bon, si vous avez claqué toutes vos pépettes dans les Kinder de Pâques, vous pouvez soit aller au cinéma pour voir le film et faire l’impasse sur le livre (il n’y a que peu de choses en moins) soit vous l’achetez en livre de poche.

Et ouais ! Brooklyn est sortit en 2009, et Robert Laffont a eu la gentillesse de le rééditer en raison de la sortie du film, mais sache lecteur, que tu peux te le procurer en poche chez 10-18 pour moitié prix.

20f0Elle est pas belle la vie ?

————————————–

Colm Toibin, Brooklyn – 2009

Editions Robert Laffont – 314 pages

A acheter ici

————————————-

Pages du jour correspondantes :

12079053_587917591360839_1994646918171004910_n 12140793_592200500932548_2838819814311260480_n 12417520_593575067461758_6618116491883638845_n 12417759_592917907527474_2356450508710062881_n 12920323_591502481002350_4683163756518462770_n

1 commentaire

Classé dans Littérature étrangère

Le jour ou je ne me suis plus respectée

IMG_2517

Le mois de janvier a été épique. Non seulement j’ai galéré ma race pour écrire deux pauvres chroniques mais en plus j’ai atteint un niveau de stress assez élevé au bureau.

Dès que mon téléphone sonnait ou que quelqu’un ouvrait la bouche pour me parler, je finissais dans cet état :

tumblr_ns5ig3eSwf1s534sko1_500

J’étais donc tellement stressée que quand patron a décidé de partir au ski, j’ai décidé d’aller me coucher. Pendant une semaine.

tumblr_o0hzlmLqPq1rlpicfo1_250

J’ai posé une semaine de vacances en loosedé, histoire que personne ne me demande de venir le voir ou de faire un truc pour ou avec lui (genre mes parents).

Bien décidée à ne pas bouger mon cul de mon pieu pendant une semaine, j’ai tenu parole pendant 3 jours avant de commencer à tourner en rond.

Juste avant mes vacances, on m’a prêté une Kindle. Ceux qui me connaissent dans la vraie vie savent ce que cela signifie. Pour accepter, PIRE, pour faire en sorte de tester une Kindle, (parce que oui, c’est volontaire) c’est que j’étais au fond du trou.

Pas d’autre explication.

Je passe mon temps à cracher sur les liseuses. Quand je parle lecture, je crache systématiquement sur deux trucs : les liseuses, et la new romance.

tumblr_o162k0Fkt71tiuzroo1_500

Voilà comment je ne me suis plus respectée. J’ai testé une liseuse. Et quitte à faire de la merde, autant lire de la merde… Je me suis envoyé la série After.

Désolée.

Si. Vraiment, désolée. Parce qu’en plus je vais vous en faire une chronique. Parce que quand je fais de la merde, je ne la fais pas à moitié. (Et puis bon disons le franchement, les liseuses, ça sert pas à lire les livres dont on assume pas la couverture ?)

Promis, après je reprends les vrais livres. Enfin, la vraie littérature quoi.

  • De quoi ça parle ?

La première fois que j’ai entendu parler d’After, j’ai juste retenu deux petites infos : Fan fiction, One direction.

Bien. Bien Bien. Les One Direction c’est ça, pour ceux qui connaissent pas.

Moi j’écoute plutôt ça comme musique.

Alors forcément les One Direction, c’est pas vraiment ce qui va me faire tripper. Donc c’était plié d’avance, After c’était no way. Tout comme 50 nuances de Grey.

Mais voilà, Laure est passée par là. Elle m’a vendu 50 nuances, j’ai cédé.

Quand elle a tenté de me vendre After, j’ai immédiatement mis mon bouclier de protection : NON NON NON C’EST DE LA MERDE NON NON NON JAMAIS JE LIRAI TA MERDE NON NON NON

Enfin bon. Tout le monde sait que j’ai beaucoup de volonté. C’est bien pour ça que je paye un abonnement à la salle de sport pour rien.

tumblr_nxn3g3FGkX1ukldkho1_500

Donc, ça parle d’une vierge et d’un bad boy beau gosse éraflé par la vie, ils se rencontrent, baisent, se séparent, baisent, se séparent, baisent, se séparent, baisent et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Fin.

Ca c’est la version abrégée.

En vrai, Tessa est une pucelle coincée, rat de bibliothèque et mal fringuée. Sa mère est une espèce de dame de fer coincée du cul et mal baisée. Son père alcoolique les a abandonnées quand elle était petite.

Tessa déboule à l’université de Washington et rencontre sa coloc, une nana grunge, tatouée et aux cheveux rouges.

Les amis de sa coloc ne sont pas mieux. Surtout Hardin un beau gosse couvert de tatouages mais complètement imbuvable.

Ou là là , quel mauvais genre ce garçon ! Moi je préfère mon petit copain avec qui on ne va jamais plus loin que de se tenir la main. Oh là là les tatouages et les piercings c’est mal !

Bon forcément, comme c’est téléguidé à moooort, on sait tout de suite ou on va : Tessa et Hardin vont grave se kiffer, ça va être grave chaud et ce livre (enfin… ces 5 livres) c’est leur histoire.

Ah et rassurez-vous, il n’est pas question des One Direction dans ce livre. Le physique des personnages a été inspiré par les membres du groupe, mais ça s’arrête là. OUF.

  • Ce que j’en ai pensé.

Bien. C’est le moment ou non seulement je ne me respecte plus, mais en plus vous, vous ne me respectez plus.

tumblr_nsi52nAF2K1spgnwxo1_500

Parce que j’ai tout lu. Oui. TOUT. Les 5…. Non.. les 7 tomes (oui parce qu’après After, il y a Before – ne cherchez pas de logique là dedans-)

Et vous êtes prêts ? J’ai tout lu en… trois semaines. 21 jours. 3504 pages. Rappelez vous que je bosse 10 à 12 heures / jour et là vous comprenez a quel point j’ai bouffé cette série rapidement.

Ce qui donc confirme mes craintes :

1 – C’est tellement mal écrit que ça se lit très vite

2 – C’est aussi addictif que le pire soap opéra que vous ayez vu.

Et c’est bien là le problème. Dès que j’ai entamé les premières pages, j’ai envoyé un texto à Laure en lui demandant ou bout de combien de temps elle avait aimé.

Parce que c’était mal partit.

Non seulement je trouvais le style atroce (enfin… l’absence de style) mais en plus j’ai l’impression qu’on frôlait le plagia de Moi Charlotte Simmons de Tom Wolfe, que j’avais déjà chroniqué ici.

Je m’explique. Charlotte Simmons est vierge, intelligente, première de sa classe, croyante, mal fagotée, coincée du cul, mais une bonnasse qui s’ignore. Tout comme Tessa.

Charlotte Simmons déboule dans une université avec une bourse, a une colloc qui est son antithèse, et se met à fréquenter les fêtes des fraternités et à picoler. Tout comme Tessa.

Charlotte Simmons rencontre un Bad Boy qui n’en a rien à foutre de sa gueule, claque son allocation bouffe dans un jean moulant pour se faire mater par le bad boy, commence à sécher les cours. Tout comme Tessa.

Charlotte Simmons a une mère catho coincée qui veut la voir réussir à tout prix et qui lui impose de se tenir éloignée des personnes qui ne sont pas comme elle. Tout comme Tessa.

tumblr_njq7wrm6rS1rsxqqio1_400

Bref, j’ai presque eu l’impression que quelqu’un avait mixé 50 nuances de Grey avec Moi Charlotte Simmons. Et puis sans même m’en rendre compte, j’avais entamé le tome 2 et je ne lâchais plus ma Kindle. Et cette sensation de plagia s’est dissipée.

Alors que vous dire de plus… Parfois on mouille sa culotte et on a envie de se taper un mec tatoué de partout. Parfois on a envie de taper l’héroïne. Parfois on se maudit de continuer à lire un truc pareil. Et souvent on n’assume pas. (Moi en tout cas)

C’est mal écrit, ça vous l’aurez compris. Tout le long de la saga, les mêmes expressions, les mêmes figures de styles reviennent en boucle. On a l’impression que l’histoire se déroule sur plusieurs années, mais non non, tout arrive en même pas 8 mois.

Alors je vais pas vous spoiler le livre (LOL), mais a un moment donné quand ça fait 3 mois que t’es avec un mec, qu’il te traite comme de la merde, est ce que vraiment t’emménage avec lui ?

Est ce que, quand ça fait 3 mois et demi que tu es avec ce mec (qui a donc 20 ans, rappelons-le), qu’il t’a déjà trahie et qu’il s’est royalement foutu de ta gueule tu tombes dans une presque dépression parce qu’il te dit qu’il ne veut ni se marier ni avoir d’enfant ?

Hein ? Est-ce que tu es conne à ce point là ?

tumblr_o200nfDsX71r7r1l7o1_400

Y’a des moments ou c’est juste insupportable, mais c’est comme les Feux de l’amour. Une fois que tu as commencé, tu ne peux plus t’arrêter. Tu veux savoir ce qu’il va se passer.

Il y a quand même deux points positifs dans ce livre. Ils sont d’ailleurs identiques à ceux que j’avais trouvé dans 50 nuances de Grey :

1/ la littérature classique est omniprésente.

Tessa et Hardin sont des tarés de livres, et donc dans After, il y a des citations d’Hemingway, de Tolstoï, des sœurs Brontë et de Jane Austeen.

Alors j’espère vraiment très fort que les personnes ayant dévoré cette saga auront envie d’aller plus loin et liront Orgueil et Préjugé, Jane Eyre, Les Hauts de Hurlevent, Anna Karénine et tout et tout.

2/ Des nanas qui n’avaient jamais ouvert un livre ont lu.

Mon esthéticienne par exemple. On en parlait parce que Anne Todd est venue dans le salon pour une séance de dédicaces (le salon s’appelle Before…) et elle me disait qu’elle ne lisait jamais de livres, mais que ça elle l’avait lu et elle avait aimé. Et que du coup, elle voulait savoir ce que je pouvais lui conseiller comme livre qu’elle aimerait.

Alors je ne vais pas changer d’avis sur la question : After c’est de la merde. Pour moi. Un peu comme quand tu vas chez Macdo et que tu sais que tu bouffes un truc pourri, mais que t’aimes ça putain. Ben After c’est pareil.

MAIS. Je ne jugerai pas les nanas qui lisent cette saga. Encore une fois parce que ça fait vendre des livres, ça fait lire des personnes qui n’ont jamais rien lu et qu’en plus avec un peu de chance elles continueront à lire. Et parfois elles liront de la vraie littérature.

tumblr_inline_mf8txdQdBS1rqhh9g

———————–

After & Before – Anna Todd 2014 / 2015

Editions Hugo Roman

A acheter (ou pas) ici

4 Commentaires

Classé dans Uncategorized